Que s’est-il passé en Europe cette semaine ? (24.02-01.03)

On se retrouve cette semaine pour parler du coronavirus et de sa propagation en Europe, puis nous partirons en Écosse nous intéresser à la gratuité des protections hygiéniques. Nous terminons cette semaine avec le football et le recours déposé par Manchester City au Tribunal arbitral du sport.

Un article rédigé par Clara Paris.

L’Europe et la menace du coronavirus

L’épidémie pulmonaire, connue sous le nom de coronavirus, progresse rapidement en Europe. Alors que l’Italie a été déclarée comme l’un des principaux foyers de propagation lundi 24 février, ses voisins européens tentent de contenir le phénomène avec des mesures d’urgence.  L’Union européenne quant à elle, espère endiguer l’épidémie en débloquant une enveloppe d’aide pour lutter contre une forte contamination du Covid-19.

La propagation du virus en Europe

Le coronavirus a traversé les frontières. Malgré une stratégie de « containment », le virus a finalement migré en Europe et plus fortement en Italie où 370 cas ont été recensés.  Mardi 25 février, l’Italie du Nord a été reconnue comme un foyer secondaire de propagation. Depuis le sursaut de l’épidémie en Italie, le nombre de cas ne cessent d’augmenter en Europe. La Suisse, la Croatie, l’Autriche et l’Espagne ont déclaré leurs premiers malades sur leurs territoires ce lundi. La France, quant à elle, déplore 57 cas de coronavirus et deux morts depuis le début de l’épidémie.  L’Europe doit rester vigilante face à la propagation rapide et diffuse du Covid-19.

L’Union européenne face à l’épidémie

Face à cette menace, l’Union européenne tente de réagir de manière proportionnée afin de ne pas affoler la population. La Commission européenne privilégie la coordination des acteurs pour ralentir la propagation du virus. Ce lundi 24 février, elle a ainsi débloqué une enveloppe d’aide de 232 millions d’euros destinés aux Etats membres, l’OMS, la recherche et à l’Afrique. Bruxelles se prépare à une intensification de la propagation du virus. Pourtant, le rétablissement des frontières au sein de l’Union européenne n’est pas une option. En effet, le porte parole de la Commission européenne a déclaré lundi : « A l’heure actuelle, notre recommandation aux Etats membres n’inclut pas la réintroduction de contrôles aux frontières internes » La fermeture des frontières est autorisée par le code Schengen qui prévoit un contrôle provisoire et proportionné en cas de risque avéré pour la santé publique. A ce jour, aucun État membre n’a fait part d’une telle volonté, il s’agirait d’une première dans l’histoire européenne.

Écosse : la gratuité des protections hygiéniques pour toutes !

C’est une première mondiale. Ce mardi 25 février, le Parlement écossais a voté en faveur de la gratuité des protections hygiéniques. Un geste fort qui permet de renforcer la lutte contre la précarité menstruelle.

Une lutte contre la précarité menstruelle et pour l’égalité des sexes

Le Parlement autonome écossais a voté à l’unanimité (112 voix pour) la gratuité des tampons et des serviettes hygiéniques. En 2018, l’Écosse innovait déjà en proposant des distributions gratuites de protections périodiques dans les écoles. Désormais, les femmes n’auront plus qu’à se rendre en pharmacie ou dans des centres de jeunesse pour bénéficier de la gratuité des protections menstruelles. Cette lutte contre la précarité est au coeur des débats sur l’égalité femmes-hommes. En effet, la députée Monica Lennon, qui est à l’initiative de cette loi, veut envoyer un « signal aux citoyens de ce pays sur le sérieux avec lequel le Parlement prend l’égalité des sexes » Cela participe également à la « normalisation des menstruations » en engageant financièrement l’État sur ces questions cruciales. En effet, la mesure a été chiffrée à 24 millions de livres soit 28 millions d’euros. Un modèle à suivre !

Football : Manchester City interdit de Champions League

Après avoir été exclu pendant  deux ans des compétitions européennes, Manchester City a effectué un recours auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS) ce mercredi 26 février. Le club de football est accusé d’avoir enfreint les règles du fair play financier. Une décision qui pourrait ébranler le football européen.

Le financement de Manchester City au coeur de la polémique

Manchester City est accusé d’avoir entravé la règle du fair play financier définie par l’UEFA. Le propriétaire du club, le cheikh Mansour d’Abou Dhabi, aurait artificiellement gonflé les contrats de ses sponsors et financé l’essentiel des 140 millions d’euros touchés par Manchester City entre 2012 et 2016. Les Champions d’Europe jouent gros. Si les faits sont avérés, ils seraient accusés de fraude et risquent l’exclusion des compétitions européennes pendant  2 ans ainsi qu’une amende de 30 millions d’euros.

L’UEFA face à la règle du fair play financier

La réputation de l’UEFA est également en jeu. En effet, si sa décision était annulée ou atténuée, c’est l’ensemble du fair play financier qui serait remis en cause. En effet, le juriste Daniel Geey a déclaré au Financial Times : « si Manchester City avance que le fair play financier est anticoncurrentiel et que le TAS est d’accord avec cela, l’UEFA aura d’importants problèmes structurels ». Cela pourrait avoir des répercussions aussi importantes que l’arrêt Bosman sur la libre circulation des joueurs. Pour le moment le TAS n’a pas donné de date pour la décision finale.

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