Que s’est-il passé en Europe cette semaine ? (7.02-14.02)

UE-Russie : des relations diplomatiques en berne

Jeudi 11 février, Sergeï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe a déclaré être prêt à rompre les relations diplomatiques avec l’Union européenne. Cela fait suite aux sanctions économiques évoquées par Josep Borrell,  Haut représentant aux affaires étrangères européennes, après la détention de l’opposant politique russe Alexeï Navalny. Les tensions se sont accrues en début de semaine dernière lorsque des diplomates allemand, polonais et suédois ont été expulsés par Moscou. Ces sanctions ont provoqué la colère des pays européens qui se disent désormais prêts à geler les avoirs des oligarques russes et à imposer des restrictions de voyage. Jusqu’à lors l’Union européenne peinait à s’accorder sur une politique commune face à la Russie, mais il semblerait que les dernières déclarations de Moscou participent à la construction d’un consensus européen. Depuis l’annexion de la Crimée en 2014  et les premières sanctions européennes, la Russie ne tient aucunement compte des avertissements de ses voisins. Cet énième coup porté aux droits de l’homme pourrait être celui de trop pour les européens…

Le Parlement donne son feu vert au fonds de relance européen

Le 10 février, le Parlement européen a approuvé, par 582 voix pour et 40 contre, la résolution sur les objectifs, le financement et les règles d’accès à la facilité pour la reprise et la résilience. Ce vote confère une existence légale au plan de relance européen décidé huit mois plus tôt et permet la création de l’instrument central du plan Next Generation EU. Ainsi, les pays européens pourront bénéficier à l’été du versement des 672,5 milliards d’euros empruntés par la Commission européenne. Ce plan de relance est l’une des réponses apportées par l’Union européenne pour soutenir les économies du continent suite à la crise liée à la Covid-19. Next Generation EU doit participer à la réussite de deux objectifs principaux : soutenir le revenu national brut et le niveau de vie des ménages, puis poursuivre les investissements des pays européens dans la transition écologique et le numérique. Désormais, les parlements nationaux doivent présenter, d’ici avril, leur plan de relance afin qu’ils soient validés par la Commission. Ils auront ensuite jusqu’en 2026 pour les mettre en œuvre.

Brexit : les premières tensions en Irlande du Nord apparaissent

Un mois après la sortie définitive du Royaume-Uni, les premières tensions entre Londres et Bruxelles au sujet de l’Irlande du Nord apparaissent. Jeudi 11 février, la Grande-Bretagne et l’Union européenne ont déclaré dans un communiqué commun  vouloir  “ne pas ménager leurs efforts” afin de trouver un compromis pour régler les tensions liées à l’accord post-Brexit. Restée intégrée au marché unique et à l’union douanière, l’Irlande du Nord a introduit des contrôles sur le fret britannique? Depuis plusieurs semaines, des employés de ports irlandais chargés des contrôles douaniers phytosanitaires sont menacés. Le statut particulier de l’Irlande du Nord ainsi que les différences de traitement font craindre des violences au sein du Royaume-Uni.  En effet, les unionistes souhaitent voir ce protocole abandonné afin d’éviter une montée des tensions. Londres et Bruxelles ont appelé au calme et ont promis de limiter les conséquences sur “la vie quotidienne des communautés tant en Irlande qu’en Irlande du Nord“. Maros Sefcovic, vice-président de la Commission européenne, a également déclaré que “L’UE fera tout son possible pour protéger la paix en Irlande du Nord, comme nous l’avons fait tout au long des dernières décennies et du processus Brexit”.

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